Croire ou ne plus croire,
C'est ici que je me tue.
Je suis perdu, il faut savoir.
C½ur brisé, confiance perdue.
Pourquoi tant de susceptibilités ?
Est-ce si dur d'être soutenu ?
Marre de ces responsabilités...
Mélancolie, spleen ou désespoir.
Tristesse, détresse ou déchéance.
Pleurs, larmes, sang ou encens
Des morts, il y a sentence...
Accroché aux autres.
Je ne crois plus en moi,
Désespoir, je te crois.
Dois-je faire confiance aux autres ?
Pleine confiance, sérénité totale.
Portes ouvertes, je me sens si mal
Le pieu venimeux touche mon c½ur,
Le venin se répand avant l'heure.
Je devrai rester, je me sens partir.
Je devrai continuer, je veux fuir.
Las de me battre, las de tout ça...
Rien ne m'atteint, pas ce brouhaha,
Qui me dit des archétypes de futilités.
Renferme-toi, deviens une monstruosité.
Tu sais qui tu es, les meilleurs le sauront.
Les restes animaliers, mes semblables, subiront....
Lance dans le dos, tiens toi droit.
Avance et trace cette terrible voie.
Creusée par tes pieds ensanglantés,
Tu seras ce que c'est d'être tourmenté.
Piliers de ton corps, tes genoux fléchiront.
Sous le poids du lourd fardeau, les corbeaux
Dévorent ton être, attaque ta sublime peau.
Deviens des nôtres, deviens un pigeon...
Tes ailes sont coupées, la rage fait vivre.
La tristesse grandie, reste totalement ivre.
Meurs en silence, crève de ta profondeur.
On t'oubliera au-delà de ce malheur.
Quoi que tu fasses ces bêtes sont condamnées,
Laisse faire le berger, deviens un loup...
Tu es à part, en décalage mais illuminé
D'une douleur dans le crâne par un clou.
Le sang coule, les larmes sèchent.
Sois abattu devant toutes ces crèches.
Elles gardent tant d'enfants qui sont,
Des moutons. Fuis. Oublie ces sons.
Reviens un jour, quand tu pourras écouter,
Les voies déchirantes des revenants...
Avec toi, ensemble, ils seront présents.
Bataillon, une armée sera bientôt formée.
Tu en seras le Chef, creuse le chemin.
Seul, tes pieds saigneront sans panser .
Tu approcheras terriblement la fin,
Elle deviendra proche, ton allié.
Cet enthousiasme est à chaque fois éphémère,
Creuse ton tombeau,
Il te reste encore quelques vies avant la vraie mort,
Creuse avec tes doigts,
A chaque descente, tu deviens plus clair,
Creuse pour te sauver,
Tu te comprends, tu n'es pas un corps,
Creuse pour t'enterrer,
Tu sais, tu vois, tu es autre chose...
Creuse pour y rester,
Combats, si tu veux, si tu l'oses,
Creuse pour t'oublier,
Relève-toi, bats-toi, tu es un Ange
Creuse pour crever !
Ton c½ur se remet à battre, avance
Creuse plus profond !
Une flamme jaillit, c'est une naissance,
Creuse ! Creuse ! Creuse !
C½ur désabusé, deviens un Archange !
Démon, creuse encore !
Eveil tes sens, fais vibrer tes pensées !
Pourriture, creuse bon sang !
Deviens ce que tu as toujours souhaité !
Continue ! creuse ! creuse !
Viens en aide aux autres, Ange ailé !
Incapable ! Creuse encore !
Rassemble tes compagnons, tes alliés !
Ce n'est pas dur de creuser !
Tes ailes repoussent, plus majestueuses,
Ordure ! laisse moi te montrer !
Ecoute ta voie, comme une berceuse,
Voilà ce que c'est de creuser !
Laisse-toi guider, ne te mens plus,
Que fais-tu fumier ?!
Libre cours à tes sentiments, est-ce si ardu ?
Creuse ! Ne m'enterre pas !
Ange, reprends-toi, envole-toi,
Mais ! tu vas me tuer !
Emmène tes alliés, apporte ce qu'il faut,
Mon fidèle serviteur !...
Magnificence ! Tu deviens si adroit,
Pourquoi m'oublier ?...
Tu deviens une référence, sans défauts
Je t'ai pourtant sauver...
Un but, tu resplendiras dorénavant,
Je veux rester...
Brille de ton charme, éclair un chemin,
Je reviendrai...
Guide les autres, avance prudemment,
Non...la fin...
Sois-toi même, crée un lendemain.
.....Adieu....
Toujours la même dualité,
Envie de partir, et envie de rester.
Ecrire me fait oublier, écrire me soulage,
Je ne souhaite plus souffrir à travers les âges...


